On passe la matinée à visiter un atlier de fabrication de shyrdak, la tapis de feutre traditionnel kirghize. La démo d'une heure se paye 500 soms, soit l'équivalent d'un mois de salaire d'un enseignant débutant! Le tourisme pervertit trop ce pays et si ça continue les femmes ne feront plus de shyrdaks mais seulement des démos pour les touristes!
Voici les étapes clefs du processus. Les premières photos ne sont pas un shyrdak proprement dit mais montre la fabrication du feutre par application d'eau brûlante sur la laine de mouton compressée.
Récits de voyage en Asie centrale (Ouzbékistan, Kirghizistan), en Inde (Rajasthan), au Japon (Hokkaido) et dans le Nord de la Thaïlande.
mardi 31 juillet 2007
lundi 30 juillet 2007
[Kochkor] Un japonais givré
A Kochkor dans notre B&B on rencontre un cycliste japonais. Il est parti de Chine et compte rejoindre le Portugal (Lisbonne) à vélo! Bien sûr! Apparemment seuls les asiatiques ont des trajectoires Est-Ouest. Son vélo est chargé à bloc et pèse 50kg au bas mot. Je suis toujours surpris de rencontrer des gens de cette trempe. Comment gère-t-il le coup de blues et la solitude. Certes, on rencontre des gens sur le parcours, mais ça reste des rencontres éphémères.
On décide de rester se reposer dans cette ville plutôt sympa et de n'attaquer notre ultime trek que le surlendemain. On renonce à faire un crochet par Karakol, beaucoup trop touristique.
Faute de mieux, on s'organise un trek avec le CBT local, qui fort heureusement est beaucoup plus pro que celui de Jalal-Abat. On se la joue option guide, depuis notre orage en haute montagne qui a carrément refroidi nos ardeurs d'aventuriers en solo.
dimanche 29 juillet 2007
[Chatyr-Köl] Osmose avec les chevaux
Les chevaux souffrent dans cette montée de 1000m de dénivelé. J'apprends à connaître et respecter mon cheval. C'est une expérience inoubliable, en parfaite communion avec l'animal dans des paysages verticaux.
A l'arrivée, force est de constater que nous avons le coccyx détruit et le dos en compote. Mais là encore le coeur est joyeux et la nuit réparatrice. Cette journée restera mon meilleur souvenir nature au Kirghizistan. Je me rase en fin de journée avec lm'eau glacée de la rivière, sans mousse à raser. Nous dinons sour la yurt comme des rois.
samedi 28 juillet 2007
[Tash-Rabat] Zen zen zen
Nous avons effectué le dernier trajet avec un policier de Bishkek en vacances. Comme tout le monde qui a une voiture dans ce pays, il fait occasionnellement taximan pour arrondir ses fins de mois.
Le site de Tash-Rabat est magnifique
On fait la connaissance d'un groupe de français trop sympa qui se balladent en camion sur-dimensionné 6x6 et décident de se joindre à eux pour une rando à cheval le lendemain jusqu'au col surplombant le lac Chatyr-Köl. On passe une très bonne nuit sous la tente avec le complément d'uen grosse couverture prêtée sur place.
vendredi 27 juillet 2007
[Kizart] Trouver Talgar...
La nuance est importante car nous allons nous perdre deux fois pour retrouver la maison de Talgar. Nous allons airer pas moins de 3h dans les alentours et dans le village. Kizart n'a ni queue ni tête. Aucun centre ville. Seul un vaste champ de boue.
On arrive épuisés au B&B et attaquons une méga lessive avant de se restaurer. On organise notre départ pour Kochkor pour le lendemain et allons dormir avec les poules.
jeudi 26 juillet 2007
[Son-Köl] L'orage d'une vie
Le matin on descend vers le lac rencontrer les gens des yurts. On se fait spontanément invité dans les yurts à déguster kumys (voir photo), kurut et autres délicatesses locales. Le thé nous fait un bien fou (l'absence de bois à ces altitudes nous empêche de faire un feu).
Le ciel se couvrant de nouveau nous fonçons dans notre mini tente.
La nuit sera plus calme mais nous ne dormirons quasiment pas à cause du froid polaire (températures négatives). Nos sacs de couchage ne suffisent pas pour nous laisser un soupçon de répit. Quel constraste avec la nuit précédente!
mercredi 25 juillet 2007
[Son-Köl] 18kg à 3500m ça arrache!
Plus on s'approche du col, plus l'effet de l'altitude se fait sentir. Je souffre un max car je suis trop chargé. La tente, les sacs de couchage, un
mardi 24 juillet 2007
[Kizart] A deux pas de Son-Köl
Comme le signalait le Lonely Planet, la vallée de Suusamir est peu fréquentée. C'est peu de le dire. On a légèrement galéré pour trouver un transport pour sortir de la ville et nous amener à Kizart pour commencer notre premier trek vers le lac Son-Köl.
On commence par se planter sur la route à 9h pour faire du stop. Après une heure infructueuse, je me lance à pied dans la ville pour négocier avec les taxis locaux (en vain, les prix touristes qu'ils me sortent sont hallucinants) et me rend au bureau de poste pour contacter Shepherd's Life à Chayek (ville intermédiaire sur le trajet) pour essayer d'organiser une voiture de leur côté. La poste est un vrai morceau d'anthologie. Le central téléphonique datant sans doute de la 2ème guerre mondiale est délirant. Lorsque la communication est établie, je prends le téléphone et n'entend qu'un vrombissement. Une voix imperceptible tente de se frayer un chemin parmi les déferlantes de grésillements. En plus, il me faut parler en russe / kirghize. Je raccroche après 5 minutes de conversation sans le moindre espoir que l'on se soit compris!
Je retourne donc sur la route et miracle après une demi-heure une voiture s'arrête et veut bien nous emmener jusqu'à Chayek. Un mari (voir photo) et sa femme vont à un enterrement d'un oncle. Le mari assi devant à côté du chauffeur semble rigolo au début et fait quelques blagues vaseuses. Le problème est qu'il est bourré et qu'il devient de plus en plus lourd. Sa femme se sent obligée de rigoler à ses blagues de peur de se prendre une (mon analyse de la situation!). Bref, un trajet interminable qui heureusement se termine bien.
A Chayek, on trouve très facilement une autre voiture pour Kizart. Cette fois c'est le mari d'une prof d'anglais locale avec ses deux enfants qui veut bien nous prendre. Je m'assis devant avec la petite dans les bras. On dépose les enfants chez eux avant de continuer le trajet. Quand je sors je réalise que je suis
trempé! La petite fille avait pissé partout sur le siège et m'avait aussi pissé dessus! Yes! Je me sens vraiment un backpacker roots! A la station essence je m'empresse de m'asseoir derrière. Le chauffeur ne dira rien aux autres passagers qui défileront sur sa banquette avant! Peut être pour lui c'est la meilleure façon de la faire sécher!
A Kizart, on logera chez Talgar. Désireux d'attaquer le trek pour Son-Köl le plus tôt possible, nous partons en fin d'après-midi sans dormir à Kizart. Nous marcherons deux heures pour camper en pleine nature, heureux de se faire chauffer des haricots sur un feu d'herbes séchées.
A Chayek, on trouve très facilement une autre voiture pour Kizart. Cette fois c'est le mari d'une prof d'anglais locale avec ses deux enfants qui veut bien nous prendre. Je m'assis devant avec la petite dans les bras. On dépose les enfants chez eux avant de continuer le trajet. Quand je sors je réalise que je suis
A Kizart, on logera chez Talgar. Désireux d'attaquer le trek pour Son-Köl le plus tôt possible, nous partons en fin d'après-midi sans dormir à Kizart. Nous marcherons deux heures pour camper en pleine nature, heureux de se faire chauffer des haricots sur un feu d'herbes séchées.
lundi 23 juillet 2007
[Suusamir] Ou un faux départ pour Kazarman!
Le CBT (Community Based Tourism) est une organisation créée en 2000. Elle a soit-disant pour but de développer les communautés locales mais en pratique elle ne fait qu'enrichir quelques familles proches de l'organisation. Le CBT pratique des prix supérieurs au prix du marché, sans aucun service en plus. Je vous déconseille fortement d'utiliser leurs services et plutôt de vous organiser par vous même.
Malheureusement les deux autres passagers du voyage ne sont pas aussi sympa que notre chauffeur. On tombe sur deux jeunes un peu abrutis et notre voisin sur la banquette arrière est limite autiste: il ouvre en continue sa fenêtre même si il fait froit dehors, il fume clope sur clope (voir photo) et a du mal à rester assis et occuper l'espace qui lui est imparti!
A l'intersection avec la route pour Suusamir, notre chauffeur sympa nous aide à trouver un lift avec une famillle dans une bonne vieille Lada et nous arrivons sans encombre au village dans le seul homestay disponible.
Hasard des rencontres, on tombe sur un groupe très sympa de touristes français autour des 60 ans. Ils sont à la fin de leur voyage organisé de 20 jours dans le pays. On passe une soirée sympa ensemble et pour couronner le tout on profite du sauna russe du B&B. Un vrai régal après toutes ces heures de trajet!
dimanche 22 juillet 2007
[Jalal-Abat] Souvenirs d'Alay...
A Osh on enchaine de suite dans un autre taxi pour Jalal-Abat afin d'y dormir et d'être fin prêt pour notre rendez-vous du lendemain pour la jeep de Kazarman. A contre-coeur, on loge dans un homestay du CBT qui a le monopole sur la ville comme dans quasi tout le pays. Les prix sont plus chers qu'ailleurs et les prestations ne suivent pas.
C'est l'heure de la nostalgie et nos amis d'Alay nous manquent déjà. Joldosh nous a offert un livre en russe sur son pays. On devra le laisser lors de l'une de nos prochaines étapes car il pèse trop et nous pénaliserait dans nos déplacements.
C'est l'heure aussi de la réflexion et d'analyser la relation conflictuelle des kirghizes avec leur voisin tadjik (ils ne parlent pas de langue commune) ou de s'apitoyer sur le dur sort de la femme en Asie Centrale. Même enceinte comme la femme de Saipidin, elle trime comme une malade du matin au soir. L'homme est vraiment le pacha et tout doit être prêt quand il arrive. Dommage car on n'aura pas eu l'occasion de discuter avec les femmes de nos hôtes.
samedi 21 juillet 2007
[sari-Tash] Les éleveurs de Yacks


Le lait de jument est conservé dans u


En fin de matinée, on quitte notre cher Joldosh et "thank you very much!" (en imitant l'accent de Saipidin) et on se lance sur la piste* de Sari-Tash pour aller à la rencontre des éleveurs Slow Food
(*) La route Osh > Sari-Tash se poursuit vers la Chine par le poste frontière d'Erkech-Tam pour arriver à la grande ville commerçante de l'extrême Nord-Ouest de la Chine, Kashkar.
vendredi 20 juillet 2007
[Gulchö] Joldosh et la vallée d'Alay
Mon tour venu, je porte un toast à l'hospitalité sans précédent avec laquelle ils nous accueillent et évoque ce documentaire sur le Kirghizistan que j'ai vu il y a 3 ans et qui m'a donné envie d'aller découvrir ce pays. Je leur dis que jamais je n'aurais imaginer être si bien reçu et que ce qui se passait ce soir dépass
Venu l'heure de se coucher, on nous emmène dans une autre maison, chez Mederbeck, jugeant que la maison de Joldosh était trop petite pour nous! Et surprise surprise en arrivant sur place, on découvre un autre diner qui nous attend!! Rebelotte, re-vodka... Sur le chemin en voiture, nous croisons deux cyclistes belges, Olivier et Margot, qui ont bien halluciné de voir une troupe de joyeux larons faire demi-tour devant eux pour les saluer. Quelle soirée!
jeudi 19 juillet 2007
[Osh] Mini trou noir
On passe le matin à essayer de trouver une solution logistique pour poursuivre notre voyage sur Tash Rabat (At-Bashy) en passant par Kazarman. Après moult tentatives, on décide de faire confiance au CBT de Jalal-Abat qui nous promet de pouvoir organiser le tronçon Jalal-Abat Kazarman avec une grosse 4x4 pour le lundi 23 juillet. On passe à contre-co
On passe pas mal de temps dans un endroit en face de l'hôtel qui a la prouesse de réunir en un seul lieu un café internet, un centre téléphonique, une guesthouse ("Osh Guesthouse") et accessoirement un magasin de chaussures! On sympathise avec un garçon parlant bien anglais.
mercredi 18 juillet 2007
[Jalal-Abat] L'eau minérale, fierté nationale
On fonce dans un taxi (une Audi svp!) organisé par Saipidin et nous voilà en 1h30 à Jalal-Abat. La route est impeccable. Elle vient d'être refaite par les chinois (route Osh-Bishkek). Au début notre chauffeur papy était un vrai gentleman mais malheureusement cela n'a guère duré! Il s'est mis à doubler tout le monde, et ce même dans les situations les plus absurdes (double ligne continue en plein virage sans visibilité!). Il faudra décidément se faire au mode de conduite en Asie Centrale!
A Jalal-Abat, on retrouve Tashtan, notre contact Slow Food. Ne parlant pas un mot d'anglais, nous devons à contre-coeur nous trouver un interprète (une nana du CBT qui se révèlera très seccos et désagréable au possible). Tashtan bien qu'il ne connaisse rien à Slow Food (!!) est très accueillant et sourit beaucoup.
Deuxième visite: fabrique de conserves de noix et graines de tournesol, le tout 100% exporté majoritairement vers la Turquie. Autant dire que cela n'a aucun intérêt du point de vue de Slow Food qui vise à développer les communautés locales. Ici clairement c'est le directeur de l'usine et
Troisième visite: fabrique de conserve de fruits sous le label local Dary Lesa. Ce fût là une grande déception. On est reçu assez froidement par la manager qui n'a visiblement pas trop de temps à nous consacrer. Elle nous apprend que pour la première année, ils ont commencé des essais avec des pesticides pour améliorer la lutte contre les maladies sur les arbres fruitiés et les noix. Quelle déception! On a dû mal à comprendre son raisonnement économique et nous nous éloignons de la démarche Slow Food.
On décide d'abréger notre séjour ici et de rentrer le soir même à Osh. Tashtan aura été adorable mais le programme des visites et le manque d'attrait des visites nous auront convaincu de quitter ce mini trou noir. Signe annonciateur de futures galères dans cette même ville...
Arrivés à Osh on doit changer pour une nuit d'hôtel car le Taj Mahal affiche complet. On fonce à l'hôtel Etas à 500m de là. Les rapports humains avec les gens de la rue sont différents et plus difficiles. On met ça pour le moment sur le compte de la grande ville et sur le fait que nous avons été si ravi par l'Ouzbékistan qu'il nous faut un peu de temps pour redescendre sur terre. Déjà l'envie de montagnes et de jailoos (pâturages d'été) me titille.
mardi 17 juillet 2007
[Osh] Saipidin
On loge au Taj Mahal, un eptit hotel bien confortable où nous profitons sans le savoir encore de notre dernière source en eau courante du pays avant Bishkek. Une fois posé, nous appellons notre contact Slow Food, Saipidin.
Saipidin, manager dans une boite de micro crédit local, nous a concocté un programme fort sympathique pour les prochains jours. On le retrouve le soir pour un diner en ville. Il nous emmenera d'abord sur Salomon's Throne, une montagne au coeur de la ville où la vue au coucher de soleil sur Osh est
Bien évidemment la soirée est bien arrosée à la bierre et au cognac! On se sait entre de bonnes mains et nous nous réjouissons d'avoir pris contact avec les gens de Slow Food. Le Kirghizistan commence très très bien.
lundi 16 juillet 2007
[Margilan] Au coeur de la soie
On retourne ce matin à Margilan pour visiter l'usine de la soie, Yordirlik. Avec guide en anglais, nous parcourons toutes les étapes de la fabrication de tissus en soie.
Voici un petit slideshow sur les étapes clefs du processus:
Voici un petit slideshow sur les étapes clefs du processus:
Inscription à :
Articles (Atom)